Pour cette deuxième édition, découvrez Anaïs Mpanda, membre de la nouvelle promotion IADU. Anaïs Mpanda et Sarah Bidaw développent un projet de création nommé « K.A ».
« K.A » : UN DUO AUTOUR DE LA MATERNITÉ
Quelle est ton histoire avec la danse ?
J’ai le souvenir d’avoir toujours dansé : chez moi, en famille, pour les fêtes… Ça m’a toujours semblé naturel, ma grande sœur dansait, je pense que ça a beaucoup joué. J’ai évolué dans des groupes, adolescente et encore maintenant avec Paradox-sal. C’est aussi ce que j’aime dans la danse, ça rassemble. Je ne m’étais jamais posée la question de « pourquoi je danse » avant qu’on me la pose tellement ça semblait « normal » de danser. Pour autant, je ne voulais pas en faire un métier, j’ai fait des études qui m’ont amenée ailleurs. J’ai même mis la danse de côté pendant quelques années. La vie, les rencontres et les opportunités m’ont ramenée à faire ce choix. Aujourd’hui, je vis de la danse depuis presque 10 ans, parfois je me dis que ça va durer parfois non, du coup je vis le présent. J’ai envie de danser, j’ai des choses à « danser », alors je le fais.
Que signifie « K.A », création que tu co-chorégraphies avec Sarah Bidaw ?
« K.A » ce sont les premières lettres des prénoms de nos enfants, nos aînés. Ils nous ont fait découvrir la maternité, ce spectacle n’existerait pas sans eux.
Peu de pièces traitent de la maternité, sous quel angle avez-vous choisi d’en parler ?
Dans cette pièce, nous voulons traiter de la solitude, celle qu’on peut ressentir dans les différentes phases de la maternité et libérer la parole sur des situations qu’on a beaucoup enjolivées. Cette pièce c’est une partie de ce qu’on vit, avec des hauts très hauts des bas et très bas. Il est important d’être sincère avec nous-mêmes et avec le public, les tableaux reflètent les états dans lesquels nous étions au moment de la création.
Vous portez toutes les deux une longue jupe pendant « K.A » ? Qu’est-ce que ce vêtement symbolise ?
La jupe représente à la fois la légèreté, l’envie de tourner, de s’élever et en même temps nos jupes sont lourdes et épaisses et cela nous rappelle le poids des émotions, la charge mentale. Cela fait écho à tous les paradoxes de la maternité. La jupe c’est aussi un symbole fort de la maternité.
Pourquoi as-tu fait le choix de postuler pour rejoindre l’incubateur IADU et d’être accompagnée sur cette première création ?
Quand on s’est lancées avec Sarah je n’avais pas prémédité de postuler mais, je suis tombée sur l’appel à candidatures peu de temps après et je me suis dit « j’y vais » car c’est un incubateur à qui j’ai confiance et le « timing » était parfait. Pour moi IADU c’est assez familier, j’en entends parler depuis des années et j’ai des personnes proches qui ont fait partie de cette aventure. J’apprécie aussi le fait que ce soit spécialement dédié aux danses underground.
La pièce « K.A » est prévue pour l’automne 2027, pourrais-tu nous partager vos projets à venir ?
Pour l’instant c’est beaucoup de résidences, nous avons la chance d’être accompagnées par IADU rattaché à La Villette ainsi que le CCN de Créteil de Créteil et du Val-de-Marne. En janvier 2027 nous présenterons une première version dans le cadre du Plateau House à La Villette. Parallèlement, nous réfléchissons à mettre en place plusieurs actions autour de notre thème.
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