Le travail de ce chorégraphe, danseur et producteur apparaît comme une quête du regard émerveillé et du corps éveillé. Si son parcours est indissociable de la culture Hip-Hop, c’est avant tout son amour pour l’art, notamment la danse et la musique, qui dicte sa trajectoire.
Originaire du Sud-Est de la France, Théotim Lestra di Bernardo construit son identité artistique loin des centres névralgiques, transformant l’isolement en une force d’exploration qui le mène dans les cercles de danse de la côte d’azur, puis à l’étranger. Il intègre alors la formation Passeur Culturel en danse Hip-Hop de Cergy, où il plonge en profondeur dans l’héritage que représentent les cultures club dance et street dance. Aujourd’hui, il rejette les frontières étanches d’un monde capitaliste obsédé par les étiquettes pour revendiquer une identité mouvante.
La Compagnie Chimères, qu’il fonde en 2023, a pour vocation de créer des espaces d’utopies où la bienveillance et l’inclusion ne sont pas des concepts, mais des réalités physiques. Théotim Lestra di Bernardo envisage la transmission et la création comme des zones libres, où le mouvement devient un vecteur d’alternatives humaines face à une époque individualiste et aliénée.
Cette volonté de rester insaisissable et vivant se cristallise aujourd’hui dans sa dernière création : SILENCE. Celle-ci se déploie tantôt comme une sombre fiction de corps utilisés comme des machines, tantôt comme une ode à la capacité de s’émerveiller. En parallèle, il produit de la musique électronique qui irrigue ses pièces et celles d’autres chorégraphes ainsi que des événements festifs, avec un souffle commun : connecter les gens au travers de la danse et de la musique.
En 2026, Théotim Lestra Di Bernardo intègre le dispositif IADU pour une durée de deux ans pour son projet « SILENCE ».