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Fondation de FranceParc de la Villette

Compagnie EthaDam

Compagnie EthaDam

Chorégraphe : Ibrahima Sissoko
Région : Ile-de-France
Ville : Montreuil
Contact  : Valentine Boudon / 06 22 72 74 26 / coordination.ethadam@gmail.com
Site internet : www.ethadam.com ; Facebook : Cie EthaDam

Descriptif de la Cie

Fondée en 1998 par Ibrahima Sissoko, la Compagnie Etha-dama affirmé son identité artistique par une esthétique originale représentative de la nouvelle école de danse hip-hop française.
L’identité de la compagnie repose sur son esprit créatif, associé à une danse précise, sensible et énergique. Son expression artistique est à l’image d’une identité collective forte, articulée autour des valeurs de partage, d’ouverture et de tolérance : l’histoire de la Cie EthaDam est avant tout celle du cheminement d’un collectif porteur d’une extraordinaire aventure artistique et humaine.
La Cie a réalisé cinq oeuvres originales : Aduna, terre d’aventure (2003), Rêv’alité (2005), Liaisons (2006), Archives (2007) et Mosaïque (2009). Ces créations ont donné lieu à plus de 400 représentations dans toute la France, mais également dans différents pays d’Europe de l’Ouest, en Europe Centrale, en Scandinavie, en Amérique latine et du Sud, en Afrique sub-saharienne et en Asie. Ce parcours, jalonné par de nombreux partenariats institutionnels, a pris une nouvelle dimension avec l’interprétation par Ibrahima Sissoko du solo Call it… kissed by the sun… better still the revenge of geography…, chorégraphié en janvier 2010 par Robyn Orlin au Théâtre de la Ville.
En 2010, la Cie porte dans le cadre d’une résidence au Centre de Danse du Galion d’Aulnay-sous-Bois une nouvelle création, intitulée L’Art’Mûr.

Créations

Aduna, Terre d’Aventure

2003

La création Aduna, Terre d’Aventure retrace l’épopée symbolique d’une poignée d’hommes lancés dans une quête de destinée. Au fil des jours et des nuits, les aventuriers sont tour à tour confrontés à la peur et à la soif ; ils découvrent la joie et la liberté. Par une évocation métaphorique des thèmes de la révélation et du sacré, la compagnie propose un voyage aux frontières du réel et de l’imaginaire, offrant aux spectateurs une danse de signes composant une symphonie de mots de pierre et de dunes. Le terme "Aduna", tiré de la langue Wolof, est un concept regroupant les notions de vie, de monde et de destin


Rêv’alité

2005

Rêv’alité met en scène une histoire d’amour aux rebondissements insolites dans l’univers chaleureux d’une chambre d’enfant. Entre poésie et folie, les chorégraphies sont une invitation à la rencontre de personnages attachants, émouvants et drôles, empreints de l’imaginaire de la bande dessinée et du cinéma muet. Si la pièce est un conte contemporain ludique et pétillant qui parle à l’enfant en chacun d’entre nous, le jeu autour des personnages est aussi un moyen de mettre l’humour et la danse au service d’une réflexion sur la culture de la différence.


Liaisons

2006

A travers la rencontre de deux êtres profondément différents, issus des civilisations africaines et occidentales, le duo Liaisons confronte l’image de mondes parallèles très différents et pourtant si semblables. Les chorégraphies, articulées autour d’un miroir imaginaire, traitent du rapport à l’autre et à sa propre image : les soli soulignent des différences esthétiques en termes de couleurs, d’énergies et de gestuelles, mais les échanges entre les danseurs soulignent le partage d’une même humanité, dotée d’un instinct et de réflexes communs.

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Archives

2007

Dans le combat inachevé contre l’ignorance et la méconnaissance de l’histoire, la création Archives se veut une contribution au devoir de mémoire : un témoignage hors temps de nature à susciter le débat, pour assumer le passé, mieux vivre le présent et construire un futur pacifié.
La mise en scène, articulée autour d’images, de chants et de slam amène les danseurs à explorer différents registres d’expression corporelle. Les chorégraphies retracent les grandes lignes du drame des esclaves ; elles soulignent également que, sous des formes différentes, moins insupportables et plus nuancées, parfois même inconscientes, la pigmentation de la peau induit aujourd’hui encore de profondes discriminations.


Mosaïque

2009

Florilège des créations d’Ibrahima Sissoko, la pièce Mosaïque met en forme une réflexion originale sur les notions d’identité et de rapport à l’autre.
Plongé dans un rêve agité, le spectateur est entraîné dans une succession d’univers explorant la pluralité des facettes qui composent nos identités individuelles et collectives. La danse, précise et énergique, explore de multiples registres d’expression corporelle, où l’émotion, la virtuosité technique et la complicité chorégraphique sont subtilement associés. L’ensemble forme une mosaïque synthétisant le meilleur d’œuvres majeures ayant marqué les danses urbaines au cours des dernières années.


L’art’Mûr

2010

Le cheminement de la Cie EthaDam est marqué, dès le début, par une relation forte et étroite avec le Centre de Danse du Galion d’Aulnay-sous-Bois. Dans le cadre d’une résidence pluriannuelle avec le soutien du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, la Cie EthaDam porte en 2010 la réalisation de la création L’Art’Mûr.
Cette création questionne les notions d’identité artistique et individuelle.
Les interprètes, six danseurs et un vidéaste, jouent avec la symbolique et la sensibilité d’images, de photos et de projections de tableaux majeurs. Confrontant le spectateur à la diversité des perceptions et à la multiplicité des angles d’interprétation liés aux formes, aux traits et aux couleurs, Ibrahima Sissoko souligne que l’émotion et la sensibilité transcendent l’apparence première de l’image. Il questionne ainsi l’universalité de l’art et la complémentarité des formes d’expression, avec la maturité de danses urbaines décomplexées.
Le jeu de relation entre différents registres d’expressions artistiques se prolonge dans l’évocation des codes sociaux qui, tout en permettant à l’individu de se fondre dans la masse, contribuent à enfermer nos personnalités dans les formes prédéfinies par les déterminismes et les circonstances de la vie. La transcription en mouvement de formes abstraites permet, tout en magnifiant l’expression corporelle, de faire ressortir, derrière la carapace que chacun se fabrique, la sensibilité individuelle et la véritable personnalité de chacun. Ibrahima Sissoko touche ici à la capacité de chacun d’entre nous à affirmer sa propre singularité.

En filigrane

2012

Après une rencontre en début de saison 2010-11, Ophélie Gaillard et Ibrahima Sissoko ont souhaité expérimenter ensemble une forme chorégraphique ouverte, entre virtuosité et intériorité. En filigrane est un véritable dialogue entre musique et danse où l’archet sculpte le corps du danseur et en révèle les résonnances intérieures. Le danseur initie des sons inattendus et incarne chacune des musiques qu’il fait surgir de la mémoire collective. Chacun part en quête de l’autre, de ses racines, de son âme, de son histoire. Cette création est un moment initiatique né de la magie d’une rencontre improbable à l’intérieur d’un espace scénique devenu sacré.

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