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Fondation de FranceParc de la Villette

Compagnie Zahrbat

Compagnie Zahrbat

Chorégraphe : Brahim Bouchelaghem
Région : Nord-Pas-de-Calais
Ville  : Roubaix
Contact  : 03 20 24 95 55 bbouchelaghem@zahrbat.com
Marie Greulich, administratrice mgreulich@zahrbat.com
 
Site Internet : http://www.zahrbat.com/

Descriptif de la Cie

Basée à Roubaix, elle a été créée en 2005, un an après la création du solo du même nom, et année durant laquelle elle a mis en place les Battle Brams avec la Boîte à Musique à Wattrelos réunissant plus de 200 participants à chaque édition. La Compagnie Zahrbat redonne vie au Battle Brams depuis début 2008 en partenariat avec la Condition Publique de Roubaix à raison d’un battle tous les deux mois. Durant la saison 07- 08, la compagnie se restructure dans le cadre du compagnonnage au Centre Chorégraphie National Roubaix Nord Pas de Calais Carolyn Carlson et gagne au fur et à mesure son autonomie. Elle développe son activité de production et de diffusion depuis juin 2008 avec des tournées régionales, nationales et internationales. Le compagnonnage prend fin en décembre 2010. De 2011 à 2013, la compagnie est associée au CCN de Roubaix dans le cadre du Red Brick project. La compagnie développe grâce à de fidèles partenaires et aux idées fertiles de son directeur artistique ses activités de production et de diffusion des pièces chorégraphiques. Durant les deux dernières saisons, les différents programmes ont tourné en Région Nord Pas de Calais, en France et à l’étranger comme en Asie (Hong Kong, Seoul…), en Afrique (Kenya, Tanzanie, Soudan, Ethiopie, Djibouti, Madagascar), en Europe (Suisse, Allemagne, Belgique, UK…), en Russie, l’Ile de La Réunion ou encore Nouvelle Calédonie…représentant plus d’une centaine de représentations. Cela place la compagnie comme l’une des plus dynamiques de la région et des plus prometteuses à l’échelle nationale. Dans une dimension pédagogique, la compagnie organise des stages, ateliers ou masterclasses dans le cadre de ses tournées chorégraphiques. Elle propose également une lecture démonstration sur l’histoire de la danse hip hop qui s’adresse tant aux enfants qu’à leur parents.


Créations

Zahrbat

2004

Hommage à son père qu’il a perdu très tôt, parti en France brûler sa vie autour de tables enfumées, rongé par l’obsession du jeu de cartes. La passion du jeu, le poker, le goût du risque qui animait ce père, entrent en résonance avec l’histoire du fils, sa passion pour la danse et l’excitation qu’il ressent à entrer en scène. Le père et le fils se confondent dans ce désir de partir, de foncer, de s’enivrer ! Dépouillé de tous les fastes du hip-hop, entouré de très belles lumières, Brahim Bouchelaghem, en virtuose et superbe danseur, nous fait aimer ce père… Une confession publique pleine de sincérité et d’émotion. “Tout fiévreux de liberté, pour sortir de l’adolescence, il s’en vint en France, avec ou sans compagne et sa naïveté.” Le père de Brahim Bouchelaghem, parti d’Algérie pour travailler dans le Nord de la France, n’a jamais cessé de vivre à travers son fils. Brahim Bouchelaghem, auteur de ce solo, tout à la fois souvenir et hommage.


El Firak

2008

C’est un séjour en Palestine avec la Compagnie Accrorap qui lui a donné envie de témoigner de l’absurdité humaine générée par le mur de la séparation entre Israël et la Cisjordanie. El Firak ne traite pas tant de cette guerre, que de toutes les déchirures liées aux conflits et à leurs décisions politiques arbitraires. El Firak. La séparation. Elle évoque aussi l’attente, la distance. Dans un décor épuré, ces mots calligraphiés par Hassan Massoudy, projetés sur des voiles transparents, atteignent intimement les danseurs, sur qui pèsent l’arbitraire d’une séparation dictée par la politique ou la société. Car ils interprètent leurs histoires personnelles, en particulier celle de Brahim, qui a été confronté à la construction du mur entre Israël et la Cisjordanie et a subi le placement en foyer dans l’enfance. Ecartelés entre deux mondes, sommés de choisir alors que le cœur est des deux côtés, les deux personnages d’El Firak se heurtent à la solitude, à la dureté de la lutte pour rejoindre l’autre malgré les différences. Ce fossé entre eux est également symbolisé par leurs manières distinctes de danser : l’un est tout en puissance, l’autre en souplesse.


Petites Histoires du hip hop en mouvement / Lecture démonstration

2008

Brahim a 12 ans lorsqu’il découvre comme de nombreux jeunes l’émission de Sydney H.I.P H.O.P. Un studio, décoré de graffs, un DJ (Franck II Louise) aux platines, Sidney donne « sa leçon », entrecoupée de ces images de New York avec ses groupes mythiques comme le Rock Steady Crew ou le New Yord City Breaker, ou le premier groupe parisien Paris City Breaker. L’émission fait naître de nombreuses vocations : Brahim fait partie de ceux qui, les yeux braqués sur leurs écrans, rare source d’informations, s’exercent ensuite aux mouvements dans la rue : « On essayait de reproduire les mouvements vus dans l’émission. A l’époque, on voyait surtout du break ou du smurf ». C’est avec un carton, remplis de vieux souvenirs que Brahim mène cette conférence dansée. De ses débuts de breaker, sa découverte des danses dites "debout" jusqu’à son statut de danseur interprète et chorégraphe, il s’arrête sur chacune des techniques avec des démonstrations qu’il réalise avec son complice Hichem Serir Abdallah. Sur un ton simple et léger avec quelques notes humoristiques, appelant parfois la participation du public, Brahim et Hichem n’hésiteront pas à répondre à toutes les questions à l’issue de cette lecture démonstration.


What did you say ?

2009

Pour Brahim Bouchelaghem, qui a commencé la danse par le hip hop de rue, certaines personnes ont joué un rôle décisif dans sa maturation artistique. Devenu aujourd’hui chorégraphe à part entière depuis son premier solo, Zahrbat, en hommage à son père, et la création de sa compagnie, il continue à se nourrir de regards autres. Pour son nouveau solo : quatre poèmes de Carolyn Carlson sur ce que lui évoque Brahim Bouchelaghem et le désir du danseur/chorégraphe de revenir sur son propre parcours, sur ce qui l’a amené à laisser éclore son style si personnel. Un artiste en plein épanouissement et en quête d’une expression toujours extrêmement sensible. Brahim Bouchelaghem a créé sa troisième pièce qu’il consacre à l’exploration d’un univers poétique éloigné de celui de Zahrbat et El Firak. Ce projet constitue un trait d’union de l’univers onirique et tissé de spiritualité de la Blue Lady au hip hop puissant et poétique de Brahim Bouchelaghem.


Davaï Davaï

2010

Je suis vivant, je vis, je veux vivre pour toujours Même quand le froid frappe dans mon foyer Dans son visage d’hiver et de glace Pendant une courte journée… Alors vient le printemps, les balades, les fêtes, la joie Autour dans cette enveloppe, une bombe Boom- Les rêves sont détruits Pour ceux qui ont compris Avouez tout de suite, une pause…Et à nouveau ces pensées Je n’arrive pas à m’endormir Le rythme des nuits blanches m’aspire pour un nouveau voyage N’oubliez surtout pas que pour ce chemin Vous aurez besoin d’une puissante énergie

Ainsi, il a choisi pour cette nouvelle pièce d’embarquer dans son univers poétique un groupe de huit danseurs russes. Ensemble, ils sont partis à la recherche de l’expression sensible, de l’émotion. Cette création est l’objet d’un authentique échange humain où se mêlent parcours de vies et aspirations poétiques. Le chorégraphe emmène les danseurs du show à la poésie, de la pure performance à l’expression personnelle. Des images de vies défilent : de l’ivresse d’une bouteille lumineuse à la préparation quasi mystique d’un Battle. Derrière ces expériences, l’impression de marcher sur de la glace et la nécessité de toujours se relever après la chute. Ces émotions, émaillées de silence, ils apprennent à les transmettre, parfois avec un simple regard


Hiya (elle)

2012

Basée sur des histoires personnelles de femme (intimes ou relatées), ce projet traitera plus précisément du silence de la femme face à l’adversité et à ses souffrances passées sous silence, la force et la détermination de la femme, et enfin son potentiel d’amour et de création. Brahim Bouchelaghem s’inspirera de l’histoire de sa mère en résonnance à sa première pièce autour de son père Zahrbat. "Une expérience émotive complexe qui comprend plusieurs émotions ou plusieurs états du corps dansants". Au travers de son regard d’homme et d’enfant, Brahim visitera cet univers sensible féminin où la thématique du silence sera transcrite en mouvement. Le mutisme subi des femmes face à leur souffrance et leur coup dur…un silence vécu au quotidien, un silence qualifié.

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Dossier artistique Hiya
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Création "Hiya"

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