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Fondation de FranceParc de la Villette

Compagnie Chute libre

Compagnie Chute libre

Chorégraphe : Pierre Bolo
Région : Pays de la Loire
Ville : Nantes
Contact  : info@compagniechutelibre.com
Diffusion V.I.A (Virus d’Intérêt Artistique) : Marine Rioult : 00 33 (0)7 60 51 38 39/ 06.22.93.11.06 via.diffusion@gmail.com
Site internet : http://www.compagniechutelibre.com/

Descriptif de la Cie

Les créations de la cie Chute Libre utilisent pleinement les jeux d’identités multiples offerts par la scène. Elles cherchent à mettre en scène et en musique l’intérieur et l’intériorité des danseurs personnages, témoins d’une envie de situer la danse et l’énergie hip hop hors de leur cadre. Danseur hip hop depuis 1995, Pierre Bolo, aka Nesto, est l’un des fondateurs de la cie S’Poart à La-Roche-sur-Yon, et directeur artistique de plusieurs créations. Parallèlement, il danse et collabore avec la cie Accrorap depuis 2000. Nesto définit sa danse par l’esprit et les dynamiques du hip hop, pour une écriture qu’il emmène dans des univers sensibles, lieux familiers d’un quotidien revisité, imaginaire et poétique. Pierre danse avec le corps comme témoin de l’état d’âme. La gestuelle est puisée dans ses sources d’origine jusqu’à ce que la danse et l’énergie hip hop glissent hors de leur cadre. Il joue le corps, le personnage, le décor et les objets comme révélateurs de sensations.

Créations

Living Room Orchestra

2006
Au carrefour des chemins et des régions métropolitaines, un groupe de musiciens du corps installent leur intimité, leur danse et leurs pensées,leurs espoirs et leurs désillusions. Dans un espace décalé les cinq personnalités tapissent une pièce de vie et fabulent pour se dévoiler ; pour prendre conscience du contexte dans lequel elles évoluent, survivent, jouent, imaginent, font, défont… Dans un chez soi de fortune témoin de la précarité,heureusement que la musique est là…Pour cette première création de la compagnie Chute Libre, Pierre Bolo propose une première lecture de sa démarche : un univers poétique particulier et la danse hip hop hors cadre. Avec Living Room Orchestra la danse se mêle au blues, au spoken art, est touchée par le cinema muet, proche d’un boeuf de musiciens, teintée de comédies musicales…


Génésis

2008
Dans le jardin de Genesis , l’univers est plus "nature", loin de l’ère numérique et de la consommation d’objets. La chorégraphie généreuse repose sur des sensations, des sens en action : plaisir du toucher du sol, sensations de l’air ou de l’environnement sonore, souffle, effort, danser pour devenir une autre forme l’espace d’un instant, libérer un corps animal.


Chat noir Chat blues

2009
En février 2009, Pierre crée un solo dans le cadre du festival Hip Opsession au Lieu Unique de Nantes. Sur les toits du monde urbain, Chat noir, chat blues présente l’univers décalé de Marvin. Un personnage insaisissable, voyageur sans bagage qui titube, se perche, survole et tombe au sol. L’esprit blues du "Nighthawk at the diner" remixé hip hop.


La cuisine de Pan

Extrait video : http://www.youtube.com/watch?v=uMcs…
2010
Cette quatrième pièce est le dernier volet d’un premier cycle autour de l’intérieur et l’intériorité. Dans la cuisine de Pan, quatre danseurs hip hop et deux circassiens nous invitent à leur table pour déguster les rythmes du quotidien. Entre hip hop et acrobaties, chacun porte sa cuisine intérieure et offre un menu sucré-salé. Ils dansent à l’horizontal d’une table mobile, ils dansent entre un plan incliné à la fois mur et sol, et un mât chinois habillé en tuyaux. Des personnages trouvés dans d’autres métiers que ceux de la scène ; Cuistot ou serveur, les interprètes livrent une énergie mouvementée qui ordonne et saccage les gestes, dansés, du quotidien.

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Dossier La Cuisine de Pan




Duo(s) Tryptique

Extrait video : http://www.youtube.com/watch?v=j_qc…
2012

Plusieurs idées qui végètent et qui aujourd’hui se rejoignent sur un triptyque de duo(s).Danser avec ma complice, Annabelle Loiseau, pour exprimer par le corps ce qui nous anime. Jouer avec Denis Fayon (circassien) et pérenniser une dualité naissante. Mettre en scène la danse de Salem Mouhajir où ses projets personnels se conjuguent avec les miens. Développer mon envie de « mise en scène » et m’aguerrir auprès de David Bobee (Groupe Rictus). Je réalise que je prends un chemin sur lequel je me nourris de l’univers des interprètes, aussi. « Encore », duo pour un homme et une femme, où la sombre poésie d’Anna prend sens et se construit avec une corporalité subtile. Elle est mon « garde fou », me guide sur la construction de la chorégraphie, m’enrichie d’un univers différent du mien. « David et Goliath » avec Denis. Duo pour deux hommes, un danseur et un circassien. Denis n’est pas un danseur, mais il joue sur scène d’une manière proche de la mienne.Une sensibilité au plateau qui fait le pont entre l’énergie de la danse hip hop et celle des arts du cirque. « Salem » souhaite s’engager sur un solo. Il est force de proposition et d’interprétation par une danse bien aiguisée. Je connais bien sa danse, son coeur, son passé, et vice versa. Son histoire avec Chute Libre, nous amène à mettre en scène une solitude qui raisonne communément entre lui et moi. Je lui ai proposé un duo avec un objet, un sac à dos, symbole du bboy, des tournées, du voyage, du manque de chez soi…

Les duo(s) jouent ensemble ou séparément dans une même scénographie réalisée avec Guillaume de Baudreuil et Bandy à la régie plateau. Un autre duo, pour ainsi dire, avec lequel la matière entre en jeu. Technicité, astuces, ingéniosité agitent l’imaginaire pour une danse qui change ses appuis. Le sol, la structure, l’objet commun ou original, apportent au spectacle des limites faites pour être dépassées.


Les Courants d’air - Drafters

2013

« Draft » de l’anglais « courants d’air, « esquisse » « Les courants d’air sont pour moi comme la danse et l’esquisse, éphémères et éternels. Ils sont âmes, l’âme du mouvement, de la peinture, l’âme des gens. » Drafters/Les courants d’air, ce sont huit capuches. Ce sont des corps insaisissables qui, entre fougue et immobilité, jouent avec l’espace, le temps, le public, construisent, déconstruisent, freestylent, circulent, surprennent… C’est une scénographie qui n’est autre que l’architecture du lieu lui-même. C’est le souffle d’une vie, d’une mort. C’est l’interstice entre l’abondance et le vide, la violence et les caresses, l’individu et la communauté. C’est une proposition aussi insaisissable que notre époque. C’est la danse hip hop réinterprétée pour ne plus en avoir une double appréciation réduite aux battles ou à la danse contemporaine. C’est l’esquisse d’une nouvelle considération parce que la poétique mais aussi les codes authentiques font signature.

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