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Fondation de FranceParc de la Villette

Abécédaire des Cies

Compagnie Kham

Chorégraphe : Olé Khamchanla
Région : Rhône-Alpes
Ville  : Valence
Contact  : contact@kham.fr
Site Internet : http://www.kham.fr

Descriptif de la Cie

La compagnie Kham est créée en 2011 par le chorégraphe Olé Khamchanla, après avoir été cochorégraphe de la compagnie A’CORPS (Valence) pendant treize ans. Kham se réfère symboliquement à son premier solo qui s’intitulait « Kham… », créé entre la Thaïlande, le Laos et la France en 2007. Cette pièce était déjà le début d’une exploration originelle qui lui fit découvrir les danses folkloriques de son pays natale, le Laos. Originaire du Laos, Olé découvre la danse hip-hop en 1990 et se forme avec différents danseurs et chorégraphes comme Farid Azzout, Gabin Nuissier et Storm pour la danse hip-hop, Fred Bendongue et maître Beja Flore pour la capoeïra, Abou Lagraa et Monica Cazadei pour la danse contemporaine. Il s’ouvre également au Butô. Petit à petit, il trouve son style, une manière de danser qui lui est propre et qui lui permet de s’affirmer sur la scène de la danse.


Créations

Kham

2007

Kham comme une onomatopée inventée dans l’instant. Comme un cri, la trace d’un mouvement. L’esquisse d’une identité. Kham comme le début d’un nom, celui du danseur, Olé Khamchanla, né au Laos et venu en France à l’âge de deux ans. Kham comme un solo nourri par un retour au pays de naissance et par la rencontre de grands maîtres de la danse traditionnelle et par leur enseignement de techniques ancestrales, du "classique" au "monkey" (danse du singe). Kham comme un voyage dans le geste, dans la quête des racines, depuis la matrice du hip-hop,en passant par le butô japonais et les rythmes de la capoiera brésilienne.


Ecoute

De 2007 à 2011

« Ecoute » est le résultat d’un projet de formation et création chorégraphique qui se décline selon le pays et les interprètes. L’intérêt de ce projet étant de permettre aux jeunes artistes, la rencontre avec l’univers du chorégraphe et l’initiation aux différents processus de création d’un spectacle de danse, tout en utilisant les danses modernes et traditionnelles des différents pays. Une fusion chorégraphique qui nourri le travail d’Olé Khamchanla depuis 2006.

"Ecoute" en Asie :
- "Fang", Laos, 2007
- "Nasimba", Birmanie, 2007
- "Fang", Thaïlande, 2008
- "Listen", Singapour, 2011

« Percevoir les sons des mouvements du corps, ressentir leurs énergies et se l’approprier. Comme un aimant, les gestes les guident et les bordent. Ils semblent être à l’écoute d’eux-mêmes et des autres, comme pour trouver leur point de départ. Lorsqu’une oreille entend un son, l’autre l’a sûrement déjà entendu. Ecoutez ce qu’ils laissent à entendre, par le son, le récit, ou les gestes. »


Feng Lao

2010

"Fang lao" est le récit de rencontres et d’expériences nouvelles vécues par les artistes thaïlandais et laotiens et français. Ils nous racontent, l’inconnu, le pareil, l’impression du déjà vécu. Des moments intimes et singuliers qui nous plongent dans des complicités autour du « free style » (figure libre de danse), du « fone lao » (danse traditionnelle lao), du « lai lao » (box lao), et du travail d’une terre où l’on fauche encore le riz à la main. Une écriture qui commence par l’évidence que nous sommes tous pareil dans nos gestes et notre rapport au quotidien. Et peut à peut, le changement se crée avec les rencontres des individus, des connexions qui révèlent des personnalités divers et singulière. D’un univers à l’autre, les passeurs nous racontent l’ici et l’ailleurs, par l’expression de la danse contemporaine, du hip-hop et de la danse traditionnelle lao, en passant par le « Khon » thaïlandais (danse des masques illustrant les épisodes du Ramayana, Mythes des dieux d’Asie du Sud-Est). Tout au long du spectacle, le musicien Odai effectue un tissage musical qui lie les passages chorégraphiques, accompagnés de ses instruments venus des contrés du sud-est asiatique. « Fang lao » (écoute-le), est une passerelle chorégraphique en perpétuel mouvement. A travers les danses, les mots et les chants venus d’une lointain familier, c’est une invitation au dépaysement, à un autre quotidien, et à la découverte des sens originels qui rapprochent ces hommes et ces femmes de leur histoire.


Focus

2012

Sur le plateau, un ordinateur portable et un micro pour gérer les ambiances sonores, quelques projecteurs à même le sol ou sur une perche amovibles, le tout en évidence.

Le spectacle se jouera sur un concept scénique où les trois danseurs assumeront eux même la danse, la lumière, et le son.

Pour « Focus », le chorégraphe travaillera sur la mémoire du corps, tentant d’illustrer « la danse » sous sa forme concrète, expressive, abstraite et méditative. Les corps retraceront le parcours de plusieurs langages chorégraphiques, passants par toutes les bribes des techniques de danses que chaque danseur a accumulé depuis ses années de pratique.

Des esthétiques particulières qui mettront en évidence les différentes influences des danses hip-hop, butô, indiennes, traditionnelles, contemporaines, jusqu’à faire entrevoir une esthétique singulière forgée aussi par l’individu et ses choix intellectuels et sentimentaux.